Egodialogues

Thierry Calvier

Préfacé par Philippe Hauer


ISBN : 9791093160030

Prix : 9€ (+ frais de port 2,99€)

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© Jean-Luc Deglin
© Jean-Luc Deglin

Il s'agissait de tenter une expérience en publiant Egodialogues dans la rubrique de nos feuilletons. Donner audience bien entendu à un travail que nous aimions, drôle et savoureux, mais aussi empreint d'une forme de désespoir, d'autant plus étrange qu'il a toujours la politesse de se cacher derrière l'humour. Puis aux quelques Egodialogues en notre possession s'en sont ajoutés d'autres, et ainsi de suite, jusqu'à pouvoir constituer un livre, ce que nous faisons...

Dans la postface qu'il a consacré aux Egodialogues, Philippe Hauer tente de saisir la nature de ce désespoir, ce qui n'est pas chose aisée. Il part du postulat que Ego devant Dialogues implique des conversations avec soi-même, c'est-à-dire sans véritable interlocuteur, comme si, et de façon assez symptômatique notre parole avait cette facheuse habitude de résonner dans le vide. Alors il faut en rire ! Du rire dévastateur de l'Idiot :

 

Les dialogues sont drôles, Thierry Calvier s'escrime à les présenter comme des conversations, qui plus est entre deux abrutis. Le crétin a sans doute meilleur presse. Il en a toujours été ainsi, l'imbécile est une figure plus sympathique que celle du philosophe dont on n'ose prétendre qu'il a de l'humour. Et s'il en a, bien trop fin pour que le vulgum pecum comme nous puisse le comprendre. C'est bien la figure de l'idiot que Thierry Calvier investit. L'idiot en tant que celui qui fait rire car il questionne et que, par cet acte de faiblesse, il repasse par sa propre bêtise, il l'affronte en quelque sorte en s'en donnant le spectacle, quasiment en se détruisant en elle, sans vergogne ni pathos, dans le simple besoin de se détruire pour que puisse venir au jour quelque chose qui donne lieu à un dialogue. L'auteur ne s'y trompe pas, il nous abuse certes, mais par la catastrophe de la bêtise il entraîne la catastrophe de l'ego, des ses ego, il passe par son propre chaos, ici le miroir réfléchissant que la reine regarderait et qui lui répondrait : « Non, vous n'êtes pas la plus belle, mais la plus conne ! »

 

Qu'on ne s'y trompe pas, l'idiot ce n'est pas celui qui pose des questions qui dérangent, ce n'est pas, en d'autres termes, la figure du philosophe déguisé en faux innocent et qui, comme par enchantement, émergera de sa forme de grenouille pour devenir le beau prince de la pensée une fois qu'il vous aura coincé. L'idiot c'est l'idiot. (...) 

Thierry Calvier cherche, tout au long de ses Egodialogues, à ne jamais jouer au plus malin avec l'idiot, à rencontrer celui qui est en lui, avec lui pour la vie, mais dont son ego lui dit toujours : « Ah non ! Celui-ci n'est pas encore toi. »

L'AUTEUR


La naissance de Thierry Calvier, une nuit de 24 décembre, eut lieu à peu près en même temps qu’un petit éléphanteau du zoo municipal de Marseille, ce qui leur valut à tous les deux une photo dans la presse locale ; le zoo ferma quelques années plus tard et tandis que se perdit la trace de l’éléphant, Thierry Calvier tenta de devenir illustrateur en publicité.

Tour à tour éducateur spécialisé, soldat chez les Hussards, laborantin en cosmétique, story-boarder de clips vidéo, négociant en vanille de Tahiti, paysagiste ou directeur artistique de label, ce passionné de théologie moyenâgeuse déambule sur le terrain de jeu de l’expérience humaine accompagné d’Eluard ou de Black Sabbath, tentant d’approcher ce que l’homme a de gargouillant et de médiocre sans jamais omettre d’éclairer ses faiblesses de furtifs éclairs célestes.


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